Journée de la femme = journée de la femme immigrante?

Au lendemain de la Journée de la femme, penchons-nous quelques instants sur le sort des immigrantes au Québec et au Canada.

Pianoter « Femmes immigrantes » dans les moteurs de recherche conduit en un clic à des liens sur le site d’associations ou autres structures d’aide, d’assistance et de protection de cette tranche de la population québécoise. Les termes « hommes immigrants » aboutissent à des résultats autres et plus hétérogènes.

Est-ce à dire qu’il y a une réelle disparité entre les sexes parmi les immigrants?

Regardons la question sous l’angle du marché de l’emploi. Des études du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) et de Statistique Canada abordent ces questions et amènent des pistes de réflexion. J’ai donc collecté pour vous des extraits de deux rapports récents, pour donner un aperçu de la situation.

Le premier rapport émanant de Statistique Canada s’intitule « Les femmes immigrantes, dans Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe ». Il traite des femmes immigrantes principalement à titre permanent. Le second rapport « 2015 – Les immigrants et le marché du travail Québecois » provenant du MIDI rend compte, comme son titre l’indique de la situation au regard du marché de l’emploi des immigrants travailleurs temporaires, en distinguant aussi selon les sexes.

 

Extraits des deux rapports : faits saillants – Statistique Canada

  • Le niveau de scolarité est plus élevé dans la population immigrante que chez les Canadiens de naissance.
  • Les auteurs du rapport expliquent que cette donnée tient notamment aux critères établis par les autorités en matière d’immigration.
  • Le taux d’activité était plus bas chez les femmes immigrantes que chez celles nées au Canada.
  • Le taux d’emploi est plus bas et le taux de chômage plus élevé pour les femmes immigrantes que pour les femmes nées au Canada.
  • Les femmes immigrantes prennent plus de temps que les hommes immigrants à entrer dans la population active.
  • En 2011, 48,6 % des immigrantes en emploi qui avaient un baccalauréat ou un diplôme de niveau supérieur occupaient un emploi pour lequel aucun diplôme n’était généralement exigé. Le pourcentage de femmes nées au Canada se trouvant dans la même situation était de 32,8 %.
  • Le revenu d’emploi médian est plus bas pour les immigrantes du principal groupe d’âge actif que pour les femmes nées au Canada.
  • La prévalence des situations de faible revenu est plus forte chez les femmes immigrantes que chez celles nées au Canada.

Je vous invite à prendre connaissance de ce rapport de Statistique Canada dans son entier en cliquant ici.

 

Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion

  • Dans l’ensemble, la croissance de l’emploi est plus élevée chez les hommes (+1,4 %) que chez les femmes (+0,3 %), et au sein de la population immigrante, la création d’emplois est très importante chez les hommes (+5,1 %) alors qu’elle est nulle chez les femmes (-0,1 %).
  • Tant dans la population immigrante que dans l’ensemble de la population, la participation au marché du travail est plus faible chez les femmes que chez les hommes, surtout celle des femmes immigrantes.
  • Dans l’ensemble de la population, et surtout dans celle immigrante, la participation des femmes au marché du travail est plus faible que celle des hommes.
  • Le taux d’emploi des femmes est plus faible que celui des hommes en 2015, et l’écart entre les sexes est encore une fois plus prononcé dans la population immigrante.
  • Les femmes immigrantes (50,8 %) ont un taux d’emploi inférieur à celui des femmes de l’ensemble de la population (56,7 %).

Consultez ce rapport intégralement pour en voir toutes les analyses en cliquant ici.

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