Spécialistes IT : obtenez facilement un visa pour travailler au Québec !

Les entreprises Québécoises et Canadiennes manquent de main d’oeuvre qualifiée. Dans les secteurs de l’IT ou de l’informatique, certains vont jusqu’à parler de pénurie. L’information a du remonter aux autorités car un nouveau programme facilite la délivrance de permis de travail aux travailleurs qualifiés, notamment en IT, web, jeux vidéos et informatique.

 

Le 12 juin dernier, le Gouvernement fédéral a lancé la Stratégie en matière de compétences mondiales afin de permettre aux entreprises canadiennes de prospérer sur le marché international et d’attirer plus de talents au Canada. Depuis le 11 septembre dernier, le programme a été ouvert aux employeurs Québécois.

Qu’offre le nouveau programme ?

L’objectif de la nouvelle Stratégie en matière de compétences mondiales est de permettre aux entreprises canadiennes de prospérer sur le marché international et faciliter le recrutement de talents.

Concrètement les talents correspondent à certains chercheurs ou travailleurs étrangers qualifiés venant occuper un poste de catégorie A ou O.

Dans le domaine du web, des TI, de l’informatique et des jeux vidéo, les postes suivants sont des exemples de catégorie A :

– Ingénieurs informaticiens/ingénieures informaticiennes (sauf ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel)
– Analystes et consultants/consultantes en informatique
– Ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel
– Programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifs
– Développeurs/développeuses de sites Web (uniquement cette appellation)

Sans être une révolution, le dispositif comporte plusieurs volets intéressants. Trois retiennent particulièrement l’attention des employeurs.

 

Nouveaux cas d’exemption de permis de travail

Le Gouvernement fédéral a mis en place une nouvelle dispense de permis de travail visant les travailleurs hautement qualifiés. La dispense s’applique donc aux travailleurs de catégories 0 et A. Elle leur permet d’effectuer un séjour de 15 jours tous les 6 mois ou un séjour de 30 jours tous les 12 mois sans permis de travail.

S’agissant d’une dispense, cette demande d’exemption pourra être présentée soit au poste frontalier pour les ressortissants exemptés de visa, soit à l’Ambassade ou au poste consulaire compétents pour les autres.

Traitement accélérée des demandes de permis de travail

Deux semaines pour obtenir un permis de travail pour un emploi de catégorie A ou O, voilà une des belles avancées du programme des talents mondiaux !

Le programme ne s’applique toutefois pas aux demandes de permis présentées depuis l’intérieur du Canada ou pour les renouvellements de permis.

Pour plus de détails, c’est ici.

 

Volet B des talents mondiaux : 10 jours pour une EIMT !

Le dispositif promet également un traitement accéléré des demandes d’Étude d’impact sur le marché du travail et du permis de travail subséquent, pour les 11 professions suivantes :

– Gestionnaires de systèmes informatiques
– Ingénieurs informaticiens/ingénieures informaticiennes (sauf ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel)
– Analystes et consultants/consultantes en informatique
– Analystes de bases de données et administrateurs/administratrices de données
– Ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel
– Programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifs
– Concepteurs/conceptrices et développeurs/développeuses Web
– Technologues et techniciens/techniciennes en génie électronique et électrique
– Évaluateurs/évaluatrices de systèmes informatiques
– Designers dans le domaine des médias numériques
– Producteur/productrice, directeur technique, créatif et artistique/directrice technique, créative et artistique, et gestionnaire de projet – effets visuels et jeux vidéo

Comme pour toute demande d’EIMT, il y des conditions à remplir quant au salaire notamment, mais le dispositif prévoit un délai de traitement de 10 jours ouvrables pour une EIMT, contre une moyenne de 10-12 semaines actuellement !

 

 

Manager – direction RH : comment réduire vos coûts liés à l’embauche d’étrangers ?

La plupart des employeurs sont conscients qu’un ressortissant étranger devra au préalable avoir obtenu un permis de travail pour être autorisé à travailler.

Toutefois, un permis de travail est par définition de nature temporaire et ne se renouvelle pas automatiquement. Une action doit donc être prise avant son échéance pour maintenir le salarié en emploi. C’est là que peuvent survenir les difficultés.

En tant que professionnels, nous sommes en effet régulièrement consultés pour une demande de renouvellement à l’extrême limite de validité du permis de travail d’un salarié.

Certains oublient, d’autres croient que leur interlocuteur s’en charge.

J’ai récemment interrogé un salarié et son employeur sur les raisons pour lesquelles ils me consultaient si tard. L’employé croyait que son employeur se chargeait de demander le renouvellement. L’employeur croyait que son salarié était devenu résident permanent…

Quelles sont les conséquences ?

Les conséquences sont en termes de coûts d’abord.

En n’anticipant pas une demande de renouvellement de permis, le candidat peut n’être plus éligible à certains programmes, plus faciles à mettre en place et moins onéreux car dispensés du processus de l’EIMT.

Un renouvellement demandé en ligne à la dernière minute aura en outre parfois pour effet de priver le salarié, le temps du traitement de sa demande, de la possibilité de quitter le territoire Canadien, afin de le maintenir sous un statut implicite de travailleur.

La perte de rentabilité et la désorganisation induite est conséquente pour l’employeur d’un salarié amené à voyager et retenu à Montréal plusieurs semaines !

Dans des situations d’urgence, les solutions à moindre coûts que nous pouvons offrir comme avocats, tels que forfaits de révision des dossiers et des méthodes alternatives de facturation, sont exclues lorsque saisis d’un renouvellement de permis de travail expirant le jour même.

Les conséquences d’autres ordres s’imaginent aisément : incertitude de l’employé, stress, statut du conjoint etc.

Que faire pour pallier ces situations ?

La réponse tient un mot : anticipation ! Tout employeur devrait connaître le statut de ses travailleurs étrangers et avoir une copie de leur titre. La confection d’un tableau simple avec les éléments suivants peut éviter bien des déconvenues :

  • Nom du salarié
  • Date d’émission du permis de travail
  • Date d’échéance du permis de travail
  • Programme (Transfert intragroupe C12, EIMT, EIC-jeune pro…)
  • Conditions salariales
  • Titre du poste
  • Mise à jour (démarches éventuelles d’immigration permanente de l’employé, PEQ…)

Ce type de tableau permettra en outre de s’assurer que les conditions de travail offertes aux salariés étrangers sont bien celles déclarées aux autorités et que celles-ci n’ont pas changé justifiant alors une demande de modification du permis.

En complément, il est recommandé de noter dans un agenda professionnel de discuter du renouvellement du permis de travail avec le salarié trois mois avant sa date d’échéance. Si vous ne savez pas comment procéder, prenez conseil. Il peut suffire d’une consultation pour vous orienter dans vos démarches.

Profitez de cette chronique pour jeter un œil à votre permis de travail ou demandez en une copie à vos salariés !