Recruiting overseas talent during COVID-19


After several months of uncertainty, overseas recruitment seem to be picking up again. What has been the impact of the crisis on the immigration process?

Not all the programmes have suffered in the same way, if some have been suspended, others have, on the contrary, seen an improvement in their processing, or conditions relaxed during the pandemic. We would like to take this opportunity to assess the situation, enabling you to address overseas recruitment more easily.


LMIA and CAQ

Let us start with a reminder: recruiting an overseas worker in Quebec requires, unless exempt, the employer to obtain a Labour Market Impact Assessment (LMIA), and the worker to obtain the « Certificat d’Acceptation du Québec » (CAQ), before a work permit application can be submitted.

This process, for which there are several possible options, is there to protect the local employment market and to make sure overseas talent enjoys the same conditions as Canadian or permanent resident workers.

Since March, the processing of LMIA and CAQ applications for workers has continued with no real problems and a real improvement in the reception of applications process: Employment and Social Development Canada (ESDC) is currently accepting submissions via email and is transmitting acknowledgements of receipt in the same way.

As for the MIFI provincial authorities, since 24th July 2020, employers holding a LMIA can use it for another candidate when the initial candidate has not been able to obtain a CAQ or work permit.


Work permit

The crisis has had more of an impact on work permit applications, both for applications after CAQ-LMIA and for those with exemptions, such as intra-group transfers, International Experience Canada or others.

The processing of work permit applications made outside of Canada has been particularly limited; priority has only been given to essential workers.

Programmes such as International Experience Canada – WHP permit, young professional and/or coop internship – have been, and are, suspended. Likewise, the closing of the border has made it impossible to enter Canada to apply for a permit directly on arrival.


Exceptional measures

Luckily, as far as permit applications made within Canada are concerned, the authorities have implemented exceptional measures to make the situation of overseas workers already in the country easier.

One major problem during the pandemic was for overseas workers with employer-specific permits, linked to one employer, who lost their jobs, and could not work, even if they found a new job, as they had to wait for their new application to be processed. These people were without work for several months.

To overcome this problem, the authorities have set up a process allowing workers with employer-specific permits, and who have applied for a new work permit, to start their new job before the application has been processed.

With this aim in mind, the worker just has to apply to the authorities by email for an authorization, which usually takes ten days. This major provision has enabled overseas talents affected by the economic slowdown to find new employment.

Other relaxing: people who have exceeded their statute after 30th January 2020 can have it reinstated, without having to respect the required 90 day delay. Again, if the person has an employer-specific work permit, they can apply for an authorization to work before the authorities rule on their application.

These measures, coupled with a temporary exemption from submitting biometrics in Canada, as the data collection centres are still closed, mean that work permit applications made within Canada progress in spite of the crisis. This demonstrates the priority given by the authorities to facilitating and rectifying the situation of overseas talents already in Canada.


The present article aims to supply general information regarding immigration, to popularize terms, and can in no way be considered as legal advice. This article discusses recent news, which is likely to evolve rapidly and jointly with the crisis. Last update: August 3, 2020. To obtain complete legal advice, please contact our professionals.


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Recruter un talent étranger en temps de COVID-19


Après plusieurs mois d’incertitudes, les embauches de talents étrangers semblent reprendre. Comment le processus d’immigration est-il impacté par la crise ?

Tous les programmes n’ont pas souffert pareillement, si certains ont été suspendus, d’autres ont au contraire vu leur traitement amélioré, ou leurs conditions assouplies pendant la pandémie. L’occasion de faire un état des lieux pour vous permettre d’embaucher sereinement à l’international.


Commençons par un rappel : embaucher un travailleur étranger au Québec requiert, sauf exemption, que l’employeur obtienne une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), et le salarié un Certificat d’acceptation (CAQ), avant qu’une demande de permis de travail ne puisse être soumise.

Ce processus, pour lequel plusieurs options sont possibles, vise à protéger le marché du travail local et s’assurer que les talents étrangers bénéficient des mêmes conditions que les salariés canadiens ou résidents permanents.

Depuis mars, le traitement des demandes d’EIMT et CAQ pour les travailleurs s’est poursuivi sans réel accroc, avec des améliorations notables au processus de réception des demandes : Emploi et Développement social Canada (EDSC) acceptant désormais les soumissions par courriel et transmettant les accusés réception par cette voie.

Les autorités provinciales du MIFI autorisent, quant à elles, depuis le 24 juillet 2020, les employeurs détenant une EIMT à utiliser celle-ci pour un autre candidat, lorsque le candidat sélectionné initialement n’a pu obtenir son CAQ ou permis de travail.


Permis de travail

L’étape du permis de travail a été plus impactée par la crise, et ce, que le permis de travail soit demandé après CAQ-EIMT ou directement, sur un programme d’exemption tel que transfert intra-groupe, Expérience internationale Canada ou autre.

Le traitement des demandes de permis de travail depuis l’extérieur du Canada a été particulièrement limité, une priorité étant accordée aux seules professions considérées comme essentielles.

Les programmes Expérience internationale Canada – Permis PVT, Jeune professionnel et/ou Stage coop – ont été, et demeurent, suspendus. De même, la fermeture des frontières a rendu impossible l’option d’entrer au Canada pour y demander un permis de travail directement à l’arrivée au pays.


Mesures exceptionnelles

Pour les demandes de permis de travail soumises depuis le Canada, fort heureusement, les autorités ont mis en place des mesures exceptionnelles pour faciliter la situation des travailleurs étrangers se trouvant déjà sur son sol.

Un problème majeur rencontré pendant la pandémie tenait au fait que des travailleurs étrangers, titulaires d’un permis de travail fermé, donc lié à un employeur, qui perdaient leur emploi, ne pouvaient retravailler, même en trouvant un nouvel employeur, et ce, tant que leur nouvelle demande de permis de travail présentée en ligne n’avait pas abouti. Concrètement, les personnes pouvaient se retrouver sans emploi durant plusieurs mois.

Pour y pallier, les autorités ont mis en place une procédure permettant aux travailleurs en permis fermé ayant présenté une nouvelle demande de permis de travail de commencer cet emploi avant que le traitement de la procédure ne soit achevé. Pour ce faire, il leur suffit de demander une autorisation aux autorités par courriel, laquelle est donnée sous dix jours. Cette disposition majeure a permis à des talents étrangers touchés par le ralentissement économique de retrouver un emploi.

Autre assouplissement : les personnes ayant excédé leur statut après le 30 janvier 2020 peuvent le rétablir, sans respecter le délai de rigueur de 90 jours. Elles aussi, si elles étaient titulaires d’un permis de travail lié à un employeur, peuvent demander l’autorisation de travailler avant que les autorités ne statuent sur la demande.

Ces mesures, couplées à la dispense temporaire d’effectuer les biométriques pour les demandeurs au Canada où les centres de prises de données demeurent fermés, font en sorte que les demandes de permis de travail soumises depuis l’intérieur du Canada cheminent malgré tout pendant la crise. Elles démontrent la priorité placée par les autorités pour faciliter la situation et régulariser la situation des talents étrangers déjà au Canada.


Le présent article contient de l’information générale en matière d’immigration, vise à en vulgariser les termes, et ne constitue en aucun cas un avis juridique. Il porte sur une actualité récente, susceptible d’évoluer rapidement et conjointement avec la crise. Sa dernière mise à jour date du 3 août 2020. Pour obtenir un avis juridique complet, contactez nos professionnels.

Immétis a mis en place pour ses clients une adresse courriel pour répondre aux questions en lien avec le sujet : assistance@immetis.com.


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