février 16, 2026

Comment obtenir un permis de travail au Canada en 2026 ?

Depuis 2024, les démarches pour obtenir un permis de travail sont devenues plus complexes en raison des mesures mises en place par les gouvernements du Canada et du Québec. En 2026, plusieurs programmes demeurent ouverts et permettent encore de venir travailler légalement au Canada.

Cet article vous explique quelles sont les étapes essentielles et quelles options restent possibles malgré les restrictions.

Comprendre les prérequis avant de demander un permis de travail

Pour travailler légalement au Canada, il faut généralement détenir un permis de travail valide.

Dans la majorité des cas, le processus commence par une offre d’emploi ou un contrat de travail d’un employeur canadien. Le soutien de cet employeur est déterminant, car plusieurs étapes lui incombent avant même que vous puissiez déposer votre demande.

Selon votre pays d’origine, votre niveau de français et votre expérience professionnelle, différents programmes et types de permis peuvent s’appliquer. Le choix du programme dépend également de votre intention et de la durée de votre séjour.

Les deux types de permis de travail

Il existe deux catégories principales de permis : le permis de travail « fermé » et le permis de travail « ouvert ».

Le permis de travail « fermé » est lié à un employeur, un poste et un lieu de travail précis. Cela signifie que si vous décidez de changer d’entreprise ou d’emploi, vous devrez obligatoirement faire une nouvelle demande de permis.

À l’inverse, le permis de travail « ouvert » vous autorise à travailler pour n’importe quel employeur au Canada, sans démarche préalable de sa part.

Ce type de permis reste toutefois beaucoup plus rare et réservé à des situations bien spécifiques comme le PVT, les conjoints de certains travailleurs qualifiés ou les détenteurs d’un statut particulier.

Les démarches que doivent effectuer l’employeur et le travailleur

L’obtention d’un permis de travail repose souvent sur une étape importante : l’Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Il appartient à l’employeur de démontrer qu’il n’a pas trouvé de candidat canadien ou résident permanent pour le poste et que l’embauche d’un travailleur étranger n’aura pas d’effet négatif sur le marché de l’emploi local.

Également, si le travail se situe au Québec, il faut obtenir un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ).

Lorsque le permis est exempté d’EIMT, l’employeur doit quand même soumettre une offre d’emploi électronique et payer les frais requis.

Ce n’est qu’après avoir reçu les décisions positives d’EIMT (et de CAQ au Québec) ou le numéro de l’offre d’emploi que vous pourrez entamer votre propre demande.

Du côté du travailleur, certaines étapes sont obligatoires.

Vous devrez ensuite déposer une demande de permis de travail auprès d’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) en utilisant les informations fournies par l’employeur, payer les frais exigés et soumettre les documents nécessaires.

Si vous êtes admissible à un permis de travail ouvert, vous êtes responsable de l’intégralité du processus.

Les restrictions 2026 qui affectent les demandes avec EIMT

Depuis l’entrée en vigueur des nouvelles mesures, les demandes d’EIMT dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires sont examinées avec des critères plus stricts.

Deux éléments jouent désormais un rôle central : le salaire offert et le lieu de travail.

Le salaire doit correspondre aux normes régionales pour la profession et respecter les nouvelles exigences imposées par les autorités.

Le lieu de travail, quant à lui, peut entraîner des restrictions supplémentaires puisque certaines régions du Canada sont soumises à des limitations.

Comme il s’agit d’une démarche entièrement à la charge de l’employeur, vous ne pouvez pas intervenir directement. Toutefois, il est essentiel d’échanger avec lui afin d’évaluer les options possibles. Pour en savoir plus, lisez notre article – Immigrer au Canada en 2026 : ce qu’il faut savoir.

Les programmes permettant encore d’obtenir un permis de travail sans être touché par les restrictions EIMT

Malgré les mesures restrictives, certains programmes demeurent pleinement accessibles et représentent d’excellentes options pour venir travailler au Canada en 2026.

Le programme Expérience Internationale Canada (EIC) fait partie des exceptions.

Il s’adresse aux ressortissants admissibles d’un des 36 pays partenaires, notamment les ressortissants français âgés de 18 à 35 ans. Il comprend trois volets : le Permis Vacances-Travail, le permis Jeunes professionnels et le Stage coop international.

Selon votre nationalité et la catégorie choisie, vous pouvez obtenir un permis de travail d’une durée pouvant aller jusqu’à 24 mois.

Les permis EIC sont exemptés d’EIMT, mais une offre d’emploi électronique est tout de même exigée pour certaines catégories. Sauf dans le cas du PVT qui constitue un permis ouvert.

Les quotas sont annuels et limités, ce qui rend ce programme très compétitif.

Pour la saison 2026, les bassins sont ouverts. Les premières invitations ont été envoyées dès la semaine du 19 janvier 2026, ce qui signifie qu’il est recommandé de s’inscrire dès maintenant.

Un autre programme important est la Mobilité francophone, destiné aux francophones qui souhaitent vivre et travailler à l’extérieur du Québec.

Ce programme permet d’obtenir un permis de travail exempté d’EIMT, à condition de démontrer votre maîtrise du français oral et de disposer d’une offre d’emploi valide.

Le permis obtenu peut être délivré pour une durée allant jusqu’à 36 mois. Cela en fait une option particulièrement intéressante pour les travailleurs qualifiés francophones désirant s’établir temporairement au Canada.

Conclusion : quelles sont les meilleures options pour obtenir un permis de travail en 2026 ?

Même si les exigences se sont renforcées et que les demandes d’EIMT sont désormais plus difficiles, plusieurs options restent possibles en fonction de votre profil.

Les programmes comme EIC et Mobilité francophone constituent des voies solides, rapides et exemptées d’EIMT.

Votre âge, votre nationalité et vos objectifs professionnels déterminent les différentes stratégies envisageables.

Pour identifier la voie la plus adaptée à votre situation, nos professionnels sont là pour vous accompagner.

L’utilisation du masculin vise uniquement à alléger le texte.
Photo de Mina Rad sur Unsplash
Le présent article contient de l’information générale en matière d’immigration, vise à en vulgariser les termes et ne constitue en aucun cas un avis juridique. Pour obtenir un avis juridique complet, contactez nos professionnels.
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